dan ghenacia

Vcalendar Posté le 15 Mai 2007 par Laurent

  • Dan_ghenacia_small_thumb
    Cliquez pour agrandir

A l’occasion de la sortie de la première compilation du label ’freak’n’chic’, ‘rendez-vous’, le responsable du label, dj et producteur parisien dan ghenacia était de passage en suisse pour deux dates à lausanne et zurich. L’occasion de lui poser quelques questions sur son environnement musical et ses projets d’avenir.

Tu as récemment joué en suisse, à lausanne et zurich. Quelles ont été tes impressions? As-tu perçu des différences entre les publics de ces deux villes?
 
J’ai vraiment passé une très bonne soirée au mad pour le lancement de la première compilation du label: freak n’chic, " rendez-vous". J’ai joué là-bas avec :terry: et marc antona qui a fait un live. Le public était super réceptif. Du coup on a pu jouer ce qu’on aimait et leur faire découvrir le son freak n’chic. A zurich, j’étais avec jamie jones au q club, on a eu droit à un très bon accueil également. Pour résumer, vivement la prochaine soirée en suisse ;-)
 
Le son de freak’n’chic diffère largement des artistes français habitués à se produire en suisse (david guetta, martin solveig, bob sinclar, etc.). Le team freak’n’chic est-il le reflet de la scène underground française ou plutôt une sorte d’ovni dans le paysage électronique parisien?

 
Effectivement, on représente une scène totalement différente de ce que l’on pourrait appeler la french touch. Notre son est beaucoup plus underground même s’il reste tout de même assez accessible. On est une équipe de passionés, à l’origine on vient un peu tous de la deep et on s’est orienté vers un son plus minimal groovy. Nous ne sommes pas des extra-terrestres, on est juste un peu différents…
 
Sur un plan individuel, pourrais-tu nous expliquer l’évolution de ta carrière? Quelles ont été tes premières influences, etc.?
 
J’ai découvert la musique électronique à l’époque des raves au milieu des années 90. C’était un truc hallucinant… Un vrai coup de foudre. Après mon bac mes parents m’ont envoyé à san diego pour apprendre l’anglais mais j’ai découvert là-bas une scène musicale qui m’a particulièrement touchée: le son deep de la côte ouest… De retour en france j’ai ramené une tonne de disques et j’ai ouvert un magazin de disques avec didier aline. Personne ne connaissait ce son et il a vite conquis bon nombre de djs. Les afters kwality au batofar m’ont permis de le faire découvrir à un public encore plus large. L’autre grand tournant de ma carrière a aussi été le fait d’être résident circoloco au dc 10 à ibiza. Enfin, j’ai monté le lable freak n’chic il y a presque 4 ans, c’est un boulot monstrueux mais c’est passionant !!!
 
Peux-tu nous parler de tes premières soirées ‘kwality’ au batofar de paris?
 
Les afters kwality ont été une vraie révolution dans le clubbing parisien car le son qu’on jouait là-bas était totalement innovant: de la deep un peu psychedélique, très underground, loin des hits clubbing du samedi soir. Le batofar est déjà en lui-même un lieu bien particulier, où les gens viennent essentiellement écouter du son, il n’y a pas de “vip” ou autre fioriture. Les gens venaient pour s’éclater et danser pendant des heures. Il y avait vraiment une ambience un peu folle, un esprit de liberté et de découverte pour bon nombre de clubbeurs qui ont commencé à sortir là-bas.
 
D’où t’es venue l’idée de créer ton propre label et à quelles fins?
 
J’ai créé le label freak n’chic en 2004 parce que je voulai permettre de diffuser un son que j’aime particulièrement mais que je ne trouvais pas ailleurs. Ca m’a permis de pouvoir sortir des tracks qui me plaisaient et qui ne trouvaient pas forcément de label pour les sortir à ce moment-là. Tout est parti de là…
 
Freak’n’chic a rencontré une véritable résonance internationale notamment depuis la sortie du ‘amazon ep’ de jamie jones, qui fut d’ailleurs son tout premier release. Est-ce que le fait de lancer de nouveaux artistes, comme c’est le cas pour shonky également, constitue un aspect essentiel des activités du label?
 
Je ne peux pas dire que le fait qu’un artiste soit inconnu soit un élément essentiel. C’est un concours de circonstances, mais effectivement je n’ai pas “peur” de sortir un artiste totalement inconnu si j’ai un coup de coeur pour ses tracks. Maintenant je suis super content d’aider les jeunes artistes à se développer. D’ailleurs je viens de monter une agence de booking t-agency afin de permettre à nos artistes de se développer encore plus…
 
Comment décrirais-tu le son de freak’n’chic?
 
Freaky,groovy,minimal,funky,chic. La première compilation du label, “rendez-vous” est une fenêtre ouverte sur notre son. Il y a d’une part un cd mixé par dyed soundorom et shonky avec les morceaux du back-catalogue, et un cd composé de 12 tracks exclusifs concoctés spécialement par nos artistes et des guests. Elle sortira également sous forme de 4 vinyls de 3 tracks chacuns en mai.
 
Comment expliques-tu l’homogénéité du son du label parmi les divers producteurs qui composent le team? Y a-t-il des directives venant d’en-haut ou est-ce le résultat d’une vision commune de la musique?
 
L’homogénéité du label viens du fait qu’on est quand même une équipe de passionés d’un certain style de musique. Pour signer chez nous il faut vraiment que j’ai un coup de coeur, les tracks se retrouvent directement dans ma caisse de disque, du coup c’est cohérent. Pourtant chaque artiste a quand même son style bien particulier, on ne peut pas confondre un track de :terry: ou un morceau de shonky…
 
D’où t’es venu l’idée du titre de la première compilation freak’n’chic rendez-vous’?
 
On en a parlé avec toute l’équipe et on s’est quand même rendu compte que le  label est une succession de rendez-vous et de rencontres. Chaque artiste qui est sur cette compilation a une histoire avec le label, une anecdote particulière qui est racontée dans le livret de la compilation.
 
Tu es également résident au dc10 d’ibiza pour circoloco et au space pour we love sunday depuis de nombreuses années. Comment a commencé ta love story avec ibiza? As-tu des anecdotes à partager?
 
La première fois que je suis allé à ibiza j’ai vraiment été frappé par la  différence entre les clichés qu’on peut avoir et la réalité de la scène. C’était encore la grande époque des tenaglia ou morillo, mais il commencait déjà à y avoir une scène underground incroyable par exemple au dc 10. Chaque année le son que l’on joue a pris une place de plus en plus grande. L’île est un véritable laboratoire de toutes les scènes musicales et il y a quand même des clubs incroyables. Les gens sont là pour s’éclater mais aussi pour voir les djs qu’ils aiment, ce sont des vrai clubbers “professionels” ;-)
 
Quels sont tes projets pour ces prochains mois? Ibiza?
 
Je suis résident chaque lundi au dc 10 pour la soirée circoloco, et je vais encore certainement faire quelques dates pour la we love au space. On prépare également des évènements freak n’chic dans des lieux insolites, tous les détails seront sur le site www.freaknchic.com.
 
Un nouveau passage en suisse est-il prévu prochainement?
 
Shonky sera à zurich au zukunf le 13 juillet. Et probablement d’autres évènements freak n’chic à la rentrée. A tout bientôt !!!
 
Merci beaucoup pour cet interview et excellente continuation!

Informations

[website] www.freaknchic.com

 
'On représente une scène totalement différente de ce que l'on pourrait appeler la french touch' [dan ghenacia]

Événements/Sujets liés

Artistes

S



↑ Haut de page