Shakedown, le célèbre duo suisse formé des deux frères seb k et mandrax sont sur le point de sortir leur deuxième album intitulé ‘spellbound’. Après le succès rencontré par leur premier album ainsi que le single ‘at night’ qui a fait plusieurs fois le tour du monde ces dernières années, les deux producteurs nous présente, à travers ce nouvel opus, l’univers musical qui les caractérise, le tout de manière encore plus professionnelle et affinée. A la veille de la soirée de lancement du nouvel album qui se tiendra le 15 mars au bourg à lausanne, l’occasion était trop belle pour poser quelques questions à l’un des protagonistes du projet, mandrax.
Votre nouvel album ‘spellbound’ sort à la fin du mois. Peux-tu nous en dire quelques mots?
C’est un album assez personnel pour nous, on a fait ce que l’on avait envie musicalement. On a mis un moment à trouver le son qu’on cherchait.
Depuis la naissance de shakedown, le style musical s’est clairement affiné. Il reste néanmoins particulier et inclassable, un mélange d’electro, house, funk, pop et rock. Est-ce le résultat de vos influences respectives? Qu’elles sont-elles en fait?
C’est une mélange d’influences diverses qui vont de tout ce que l’on écoute et qu’on a écouté (ça fait beaucoup de choses) à ce qu’on a vécu ces dernières années.
Le succès rencontré par ‘at night’ en 2002 vous a propulsé à la tête des charts partout dans le monde. Dans quelle mesure cela a-t-il bouleversé votre carrière?
Ca n’a pas bouleversé notre carrière mais ca nous a aidé à continuer à faire exactement ce que l’on avait envie de faire sans se répéter. On a refusé la plupart des collaborations qu’on nous a proposées, sauf celles qu’on avait vraiment envie de faire (remixes de royksöpp, mirwais ou les rhythmes digitales ou encore une production pour rinocerôse).
Un facteur important du succès de votre dernier album a été le choix judicieux des artistes qui ont remixé ‘at night’ notamment (kid crème, mousse-t). Quelles collaborations sont prévues pour les titres-phares de ‘spellbounds’?
Pour l’instant sharam jey et alan braxe, après on verra.
A chaque fois que j’ai vu shakedown en soirée, seul mandrax était derrière les platines. Pourquoi ne pas jouer ensemble en dj-set ou live-act? Est-ce quelque chose de prévu pour l’avenir?
Le live arrivera probablement un peu plus tard. Là on vient de terminer l’album et on travaille encore sur la sortie et les remixes ainsi que sur d’autres productions.
Vous avez beaucoup travaillé à l’étranger, new york, londres, paris. Que vous ont apporté ces expériences sur la plan musical?
Tout ce qu’on ne trouve pas en Suisse ou le monde de la musique est très restreint. On a rencontré et bossé avec beaucoup de gens qu’on aurait jamais vu en habitant ici ; mais ce n’est pas que musical, on est toujours assez influencé par des villes comme Londres et New York.
Comment gère-t-on des relations professionnelles entre frères, qui plus est avec des univers musicaux très différents?
Ca ne nous a jamais posé trop de problèmes et nos univers musicaux, meme s’ils sont différents, ne sont pas si eloignés.
Tu es présent sur la scène suisse et internationale depuis le milieu des années 80. Comment perçois-tu l’évolution de la musique électronique, son actualité et son avenir?
Ca bouge tout le temps et tant que ça évolue, que ça se renouvelle, ça reste frais. Pour l’avenir je ne suis pas devin donc qui vivra verra.
On vous présente souvent comme les ambassadeurs de la scène electro suisse à l’étranger. Quelle avis portez-vous sur cette dernière?
Comme partout il a de bonnes choses et des moins bonnes. Je vois pas mal de bons trucs qui viennent de genève ou de zurich. Mais bon, petit pays, petit milieu musical, pas mal de gens vont vivre à l’étranger.
Prévoyez-vous une tournée avec la sortie du nouvel album ? Dans quels pays allez-vous vous produire? Et ibiza cet été?
Pour l’instant il y a des dates en clubs qui se montent à droite et à gauche en europe et en asie, c’est en préparation. Ibiza, on verra ; c’est de loin pas un aboutissement pour nous.








21 Août 09: David Guetta